mardi 29 mars 2011

Millième message environ.


MH.


Labyrinthique paradise, entrelacs de chrome, de cuivre et de rouille, dédale au graphisme graphite où les hommes se cachent pour cracher, en tes entrailles le fer chante. Pendant qu'on jure sur la Septième Fortune, dehors il fait jour et je n'aboutis pas. Vois-tu, ce sont six ans éparpillés devant mes yeux que je contemple, et je sais qu'il ne s'agit que d'un ersatz. MH, c'est moi, dirait Flaubert.


MD mal dissimulé, pourquoi me reviens-tu en rafale avec tes onze ans rafraîchis, tes onze ans d'autrefois ? Te voir tel que je te vois, tel que j'ai accepté partout, c'est hurler un peu plus. Je me fous de ton reflet d'hui, seul m'importe le jadis de jade qu'on emporte à peine six mois marqués. Tu peux bien oublier ce que tu as été, et gommer tes traits fins avec ta virilité, peu m'importe puisque tu demeures lorsque les jours s'en vont.


M enfin dont je croise partout la symétrie insupportable, M qui me donne cet ordre absurde que je ne cesse d'approuver, M qui me hante, aux sauveurs menthées, que tu me mentes j'ai accepté, de toi partout j'ai dis oui ‹‹ encore ! ›› et ne cesse jamais d'M. Il ne faut jamais dire mais.

samedi 19 mars 2011

C'est un peu vain, mais patiente je m'obstine.



J'ai envoyé un poème à Poésie en Liberté, un autre à un e-magazine (Vers à Lyre), quelques uns sur un certain forum pour une certaine publication, j'ai tenté un concours sur ce même forum, et puis, je continue à écrire ici. Je m'apaise peu à peu, j'évacue toute la tension, la nervosité et l'anxiété d'être lue, je m'évertue à l'acharnement utile, au travail tranquille, je m'habitue aux avis pourfendeurs non sans raison(s). Non je ne suis pas un génie, il faut m'y faire et poursuivre cependant, poursuivre les pas plaqués au chemin lent, dur, rêche. La poésie est un art qui s'étouffe, on ne la publie que peu et on la lit encore moins. Bête époque. C'est Zola qui disait qu'il y avait poésie dans toute chose, et c'est Zola qui doit désespérer en la voyant si admirée partout et méprisée dans son apparence originale et originelle. Où est-il le temps des surréalistes, de l'Oulipo et de Prévert ? Celui où l'on pouvait trouver quelqu'un qui partageait notre vision et avec qui l'on se trouvait d'accord pour poursuivre une voie, un but ? Je ne veux rien révolutionner, et n'en ai pas les moyens, je n'aime mieux pas me limiter, mais enfin. Je me trouve triste et sans qui personne à qui le dire de savoir que quand bien même je serais éditable (et encore, qu'est-ce ?), je ne le serai point. Alors, avant de n'avoir plus rien à offrir en partage, je préfère m'occuper de cet endroit où je crois encore un peu à la com-mu-ni-ca-ti-on. C'est t'absurde, me diriez-vous et vous z'auriez


R     A     I     S     O     N  .






ou bien tort.

vendredi 4 mars 2011

Réapprendre à dormir, c'est réapprendre à vivre.



Retrouver les balades en terrain naturel qui comblaient mes désirs de crapahute quand j'avais sept ans et encore un chien. Rire pour des bêtises, sauter au-dessus des filets d'eau, et puis rêver un peu à la douceur du printemps et à lui, dont je tire des sentiments spéciaux que j'aimerais bien développer. Je manque de photos. J'ai envie de photos, partout, sur les murs, sur les yeux, sur les gens. J'ai acheté des cartes postales de Doisneau, ça me rend heureuse, et une de Willy Ronis aussi, celle avec l'ange devant la Tour Eiffel. Pas encore de Cartier-Besson. Ça ne saurait tarder. Il ne fait pas beau, qu'importe. Il fait toujours un peu maussade alors qu'on s'atteindrait à un soleil radieux de Sud, un vrai pur dur soleil qui tape sur nos têtes blondes z'et chéries. Après la pluie, le beau temps, dit-on. Bizarrement, cette remise en cause de mon être tout entier ne fut pas si pénible puisqu'elle accouche d'une humeur charmante – et non pas changeante. Je travaille sur mon TPE – devrais-je dire notre TPE ? J'écoute L'histoire de Melody Nelson en boucle, et ça me donne envie de relire Lolita, et puis d'écrire aussi.

Ce blog a connu un joli départ, et puis il a plongé dans le gouffre infernal et sans fin de tous ses précédents, tous plus laids, moins drôles et plus délaissés les uns que les autres. Mais lui je l'aime bien. J'aimerais bien de la com-mu-ni-ca-ti-on mais mais mais. On verra plus tard. Pour l'instant, j'écris à mon écran jenesaiscombien de pouces, que je me coltine depuis quelques années déjà, et que je ne trimballe pas, alors qu'il est portable. Le blanc de son revêtement n'est plus si immaculé. Il ne m'écoute pas, il avale tout, avide. Je tape des lettres pour remplir le temps et l'espace – avant je saignais des cartouches d'encre et déchirais du papier – et hélas, ça ne sert pas à grand chose. Il me vient ce vers d'Aragon, qui n'a aucun rapport – mais c'est parce que j'ai relu Les yeux d'Elsa (le recueil) ce matin, au lieu de travailler.

Ô paradis cent fois retrouvé reperdu

Doesn't make sense.
À ce propos...



mercredi 23 février 2011

dimanche 20 février 2011

My body is a cage that keeps me from dancing with the one I love but my mind holds the key.






– I'm standing on a stage of fear and self-doubt
It's a hollow play but they'll clap anyway –






Des miettes.



J'ai rendossé l'imperméable
De mon argile malléable
Des moi tremblants jetés en vrac
Tremblants d'émoi
Des mois des mais
D'aimer moi ça me fout le trac