Retrouver les balades en terrain naturel qui comblaient mes désirs de crapahute quand j'avais sept ans et encore un chien. Rire pour des bêtises, sauter au-dessus des filets d'eau, et puis rêver un peu à la douceur du printemps et à lui, dont je tire des sentiments spéciaux que j'aimerais bien développer. Je manque de photos. J'ai envie de photos, partout, sur les murs, sur les yeux, sur les gens. J'ai acheté des cartes postales de Doisneau, ça me rend heureuse, et une de Willy Ronis aussi, celle avec l'ange devant la Tour Eiffel. Pas encore de Cartier-Besson. Ça ne saurait tarder. Il ne fait pas beau, qu'importe. Il fait toujours un peu maussade alors qu'on s'atteindrait à un soleil radieux de Sud, un vrai pur dur soleil qui tape sur nos têtes blondes z'et chéries. Après la pluie, le beau temps, dit-on. Bizarrement, cette remise en cause de mon être tout entier ne fut pas si pénible puisqu'elle accouche d'une humeur charmante – et non pas changeante. Je travaille sur mon TPE – devrais-je dire notre TPE ? J'écoute L'histoire de Melody Nelson en boucle, et ça me donne envie de relire Lolita, et puis d'écrire aussi.
Ce blog a connu un joli départ, et puis il a plongé dans le gouffre infernal et sans fin de tous ses précédents, tous plus laids, moins drôles et plus délaissés les uns que les autres. Mais lui je l'aime bien. J'aimerais bien de la com-mu-ni-ca-ti-on mais mais mais. On verra plus tard. Pour l'instant, j'écris à mon écran jenesaiscombien de pouces, que je me coltine depuis quelques années déjà, et que je ne trimballe pas, alors qu'il est portable. Le blanc de son revêtement n'est plus si immaculé. Il ne m'écoute pas, il avale tout, avide. Je tape des lettres pour remplir le temps et l'espace – avant je saignais des cartouches d'encre et déchirais du papier – et hélas, ça ne sert pas à grand chose. Il me vient ce vers d'Aragon, qui n'a aucun rapport – mais c'est parce que j'ai relu Les yeux d'Elsa (le recueil) ce matin, au lieu de travailler.
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
Doesn't make sense.
À ce propos...

Salut,
RépondreSupprimercomment je suis tombé là ?
je feuilletais des forums d'écriveurs scribouilleurs en me disant "je m'inscris, je m'inscris pas, pour dire quoi ?", deux ou trois clics et paf, me v'là ici.
En lisant juste le début, qui sonne un peu comme une fin, ça m'a remémoré mes propres tentatives de blog et l'illusion du "on cause tous ensemble" qui en prend un coup avec le temps...
Le web n'est finalement qu'un miroir : ceux qui ont plein d'amis, les sociables, les retrouvent sur facebook. Les autres, les solitaires, les timides, et je ne sais quoi, ceux qui préfèrent passer une nuit à lire et écrire, plutôt que sortir en boite (en quoi ? ^^') se retrouvent là, à se demander comment on fait pour rencontrer des gens, si on s'inscrit sur le forum ou pas, et pour dire quoi (impression de déjà vu :-)
Attraper un commentaire en plein vol et répondre à un blog, est-ce que ça se fait encore ? Est-ce que je me plante ? Au pire, ce sera pas la 1e fois...
Je le dis quand même : je me suis acheté un stylo plume à la rentrée ! ça faisait un bail ! J'ai de nouveau de l'encre sur les doigts, des ratures sur le papier. Je remplis mon temps sur deux projets de romans ; ça ne sert à rien, mais c'est comme ça que je suis : je ne peux pas vivre sans cracher des mots écrits. Pathologie zarbi ? Peu importe.
Pourquoi je me permets de poser un mot sur ton blog, alors qu'on ne se connait pas ? A cause du mot communication, je suppose... Je voulais dire quoi déjà ? Ah oui : je me permets de t'encourager.
Vas-y ! Poésie (c'est un verbe?!) Et n'abdique pas ! Même absurde, elle a raison, la poésie ^^ C'est la caresse de l'émotion, l'esthétique du quotidien. Ne la laisse pas tomber, ne la laisse pas se dissoudre dans l'irraison des autres. Prends-en soin comme d'une fleur, un rayon de soleil, préserve-la. C'est vital, la poésie et plus encore, le poète :-)
bon bah voilà, quoi...