samedi 19 mars 2011

C'est un peu vain, mais patiente je m'obstine.



J'ai envoyé un poème à Poésie en Liberté, un autre à un e-magazine (Vers à Lyre), quelques uns sur un certain forum pour une certaine publication, j'ai tenté un concours sur ce même forum, et puis, je continue à écrire ici. Je m'apaise peu à peu, j'évacue toute la tension, la nervosité et l'anxiété d'être lue, je m'évertue à l'acharnement utile, au travail tranquille, je m'habitue aux avis pourfendeurs non sans raison(s). Non je ne suis pas un génie, il faut m'y faire et poursuivre cependant, poursuivre les pas plaqués au chemin lent, dur, rêche. La poésie est un art qui s'étouffe, on ne la publie que peu et on la lit encore moins. Bête époque. C'est Zola qui disait qu'il y avait poésie dans toute chose, et c'est Zola qui doit désespérer en la voyant si admirée partout et méprisée dans son apparence originale et originelle. Où est-il le temps des surréalistes, de l'Oulipo et de Prévert ? Celui où l'on pouvait trouver quelqu'un qui partageait notre vision et avec qui l'on se trouvait d'accord pour poursuivre une voie, un but ? Je ne veux rien révolutionner, et n'en ai pas les moyens, je n'aime mieux pas me limiter, mais enfin. Je me trouve triste et sans qui personne à qui le dire de savoir que quand bien même je serais éditable (et encore, qu'est-ce ?), je ne le serai point. Alors, avant de n'avoir plus rien à offrir en partage, je préfère m'occuper de cet endroit où je crois encore un peu à la com-mu-ni-ca-ti-on. C'est t'absurde, me diriez-vous et vous z'auriez


R     A     I     S     O     N  .






ou bien tort.

1 commentaire:

  1. C'est finalement très absurde quand deux écrivains auto-humiliés entrent en communication, je crois. Mais bon.

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