La soupe aux pissenlits par la racine
(Dimanche 28 décembre)
J'écoute leurs bruits et
Je ris
Moi je pends le temps
Chaque jeudi
Pourtant
Il me reste des miettes
Des fuites de Bach
Des fuites de Bach
Des fuites de Bach
Et même le bac
À la fin de l'année
Je les jette aux pigeons
Ou au petit Poucet
Les bouts du temps qui pend
Ouille ! Pan ! des douilles
Aux oiseaux
Je flingue
Je trinque
Je brique l'assiette aux pissenlits
Pour qu'elle luise
Entre mes mains voraces
Racines dégueulasses
Entre mes dents jaunies
Non je ne fume pas
C'est le temps qui vieillit
Pas de vieux sans humer
L'odeur du temps qui traîne
Qui freine
Aux quatre pieds
Et ça me fait un vers
Vous ne rigolez pas
Époque épique et colégram
Et plic et ploc trois petits grammes
Tu pinces
Tu rinces
Les pissenlits par la racine
Le temps se prend au jeu
À deux mains le courage
Les jambes à son cou
Pour fuir
Surprise !
Le temps se pend
Et se suspend
Tous les quatre jeudis
Qu'écrivait Voris Bian
Qui voulait pas crever
Sans jamais la goûter
La soupe aux pissenlits

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